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Le théâtre d’été est partie intégrante de la culture québécoise, il faut l’avouer. Cependant, lorsqu’il est question de ce type de théâtre, on a tendance à l’y associer aux clichés, à la légèreté et au public dans la fleur de l’âge généralement conquis d’avance. Il s’agit à tout le moins, des prétextes que les grands quotidiens comme La Presse et Le Devoir mettent de l’avant afin de décliner les offres lorsqu’ils sont convoqués à des premières de théâtres d’été (de m’expliquer une attachée de presse rencontrée hier soir).
Ah oui, parlant de théâtre d’été et d’hier soir (!), j’ai eu la chance d’assiter à la première médiatique de la pièce “Un avocat au dessert” présentée au Théâtre des Hirondelles à Beloeil. Somme toute une assez bonne pièce où l’action se déroule dans un bureau d’avocats. Simon (Robert Brouillette) et Harold (Jean L’Italien) sont les deux avocats désignés pour garder le fort du bureau d’avocats Lapierre Rochefort durant les vacances de leurs collègues. Simon a la surprise de sa vie alors que le réceptionniste temporairement engagé est nul autre que … son père (Jean-Guy Bouchard), un chômeur tout récemment libéré de prison qu’il n’a pas vu depuis de nombreuses années. Que vient donc faire Romuald Tanguay dans le bureau d’avocats où travaille son fils?
À cette tentative de sensibilité histoire familiale s’ajoute aussi une amourette avec une collègue (Sandra Dumaresq) et une roccambolesque mésaventure avec l’inspectrice du comité de sélection des juges (Hélène Grégoire).
La pièce est plutôt efficace bien que parsemée de stéréotypes. Habilement, elle nous fait décrocher et remplie sa principale fonction : nous faire sourire. Le personnage de Romuald Tremblay, rappellant vaguement celui de Gildor Roy dans KM/h, vole la vedette et provoque de nombreux éclats de rire en perturbant le monde méthodique de chez Lapierre Rochefort Avocats. À côté de ce personnage explosif, les autres personnages ont cependant l’air ternes et on a parfois l’impression qu’ils ne sont là que pour servir les répliques tremplins à l’humour maladroit de monsieur Tanguay.
En somme, une distribution plus qu’efficace au jeu précis, des dialogues intelligents et un humour moins kitsch que celui présenté au théâtre d’été par les années précédentes, les producteurs de la pièce “Un avocat au dessert” on touvé une recette pas-trop-sucrée-juste-assez pour nous rassasier cet été!
Une mention spéciale au Cercle des fermières du Québec qui assistaient elles aussi à cette première.
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