Insolences, impertinences et autres aberrations


Lundi 2 juillet, congé.
juillet 5, 2007, 4:03
Classé dans : C'est pas parce qu'on rit que c'est drôle

Lundi après-midi, Charmant jeune homme et moi étions sur notre lancée pour aller voir Ratatouille, le nouveau bébé de Pixar et de Disney. Pas envie de réfléchir, le weekend de softball avait annihilé toutes nos énergies, nous voulions re-la-xer.

L’intention était plus que justifiée.

Certes, nous avions négligé un argument plus qu’important dans notre quête vers la détente.

Lundi férié + après-midi + film d’animation = le cinéma plein à craquer d’enfants qui hurlent au comptoir de nourriture pour avoir le combo shrek avec le popcorn, la liqueur, les bonbons et le masque. Le cinéma bondé de ces petites choses qui marchent partout sans regarder où elles vont, qui veulent jouer dans les arcades sous peine de faire la crise du siècle et qui demandent à chaque trois (3) minutes, l’attention de papa par des phrases aussi éreintantes que : “Papa, papa, papa, papa, papa, papa, papa, papa, papa, papa, papa, papa, papa, papa, papa, papa, papa, papa, papa…. paaaaaaaaaapaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa!

Vous savez, le genre de phrase qui vous donne envie de donner une baffe au père en question et de le secouer vigoureusement en lui criant hostilement à deux (2) centimètres du visage : “TON. ENFANT. TE. PARLE.”

Sans tergiversation aucune, d’un commun accord et dans le but de préserver ma santé mentale, Charmant jeune homme et moi sommes donc allé voir Nitro…

Nitro.

Le film d’action québécois qui a coûté 7,5 millions. Le film d’action pour lequel Guillaume Lemay-Thivierge s’est entrainé comme un fou pendant 1 an. Le film d’action dans lequel Martin Matte joue un méchant. Le film d’action dans lequel on peut voir les seins de Lucie Laurier. Le film d’action qui donne à Bianca Gervais, l’opportunité de jouée son rôle le plus vulgaire ever.

Oui oui, Nitro.

L’histoire de Julien (Lemay-Thivierge), anciennement surnommé Max lorsqu’il s’adonnait aux courses et aux vices, qui est aujourd’hui un homme rangé vivant une vie rangée aux côtés d’une femme et de son enfant. Le hic, c’est que la belle est malade, elle attend un coeur qui ne vient pas. Lorsque sa douce est hospitalisée, l’ancien Max refait surface et décide de trouver lui-même un coeur afin de la sauver. Il devra donc replonger dans son ancien monde et commettre bon nombre de délits pour arriver à ses fins et sauver la femme qu’il aime. Loin de moi l’envie de révéler la manière dont il s’y prendra pour trouver l’organe nécessaire, mais il est à la discrétion du spectateur, à ce moment précis du film, de décider si Julien est toujours le héros présenté au départ.

Pour ma part, j’ai eu plus l’impression d’assister à une méga campagne publicitaire de la SAAQ, combinée à une campagne de sensibilisation pour le don d’organes plutôt qu’à un film d’action.

Le comble : les cinémas poussent même l’audace jusqu’à laisser, bien en évidence sur les comptoirs, des dépliants contenant l’autocollant à aposer derrière votre carte d’assurance maladie pour vous inciter à signer l’autorisation au don d’organes…

 


2 commentaires jusqu'à présent
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Tellement d’accord avec le fait de changer de film pour éviter les kids…

Dimanche matin, lendemain de veille post-camping : on se pointe au Eggsfruits pour se padder l’estomac à grands coups de bacon et de sirop d’érable. Le resto est bondé de familles et de mille enfants criards, braillards, et desquels les parents semblent complètement immunisés… Tu as tout à fait traduit le sentiment que j’ai éprouvé tout au long du déjeuner avec ces quatre mots : “TON. ENFANT. TE. PARLE.”

Dans le même ordre d’idée, en fin de semaine, j’ai rêvé que j’avais un bébé et que je savais salement pas quoi en faire… je me disais, ouin, va falloir que je commence à lire sur le sujet bientôt! Haha j’ai pensé à toi en me réveillant :o P

Comment par Anne-So

Anne-So, c’est clair là.. les restaurants aussi c’est la foire aux enfants. Un vrai bordel. Les parents s’en contre-foutent et ne les empêchent même pas de crier et de sauter partout.

Désormais, quand il y a un côté “bar”, j’y vais juste pour pas voir un enfant se pointer la tronche à côté de ma table et fouiner dans mon assiette.

Je suis contente que tu penses à moi quand il est question d’être désemparé à cause des bébés. Eurk, c’est tellement mon cas ;)

Comment par G l o r i a




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