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Dans la mesure où le conte original mettait en scène des petits cochons imprudents et guidés par leur désir de s’amuser, on peut dire que la réalisation de Patrick Huard, Les 3 p’tits cochons, est fidèle à son précurseur Au risque d’en choquer plus d’un, notamment la fille (dont je préfère taire le nom) de mon cours de Critique culturelle à l’UdeS, qui a TEEEEEEEEEEEEEEEEELLEMENT aimé le film et qui l’a trouvé TEEEEEEEEELLEMENT profond qu’elle retournerait le voir n’importe quand, voici ma critique du film tant attendu de Patrick Huard.
Dans la mesure où le conte original mettait en scène des petits cochons imprudents et guidés par leur désir de s’amuser, on peut dire que la réalisation de Patrick Huard, Les 3 p’tits cochons, est fidèle à son précurseur. Les comparaisons possibles avec la fable sont nombreuses, on pourra aisément comparer les matériaux des maisons des trois petits cochons aux couples du conte revisité par l’humoriste-acteur nouvellement réalisateur.
Tout d’abord, le couple de paille pour Christian (Guillaume Lemay-Thivierge) et sa copine (Julie Perreault). Couple assez peu solide et pour le moins dysfonctionnel tant au niveau sexuel qu’émotif. Christian, s’adonnant tout d’abord au cybersexe via Internet, prendra vite exemple sur son frère Mathieu en succombant aux plaisirs interdits. On a envie d’ajouter que Guillaume Lemay-Thivierge, fidèle à lui-même, est toujours aussi excité. On note aussi que l’on voit son pénis à deux reprises (merci à P.D. pour la confirmation!)
En second lieu vient le couple le plus intéressant de l’histoire, le couple de bois, construit sur des bases solides, mais chambranlant, mettant en scène Mathieu (Claude Legaut) et sa femme (Isabel Richer). Le couple « conventionnel » qui peine à joindre les deux bouts avec de petits boulots et des enfants en bas âge. Couple qui sera fortement ébranlé par une plantureuse collègue de travail (Mahée Paiement à qui revient la palme du personnage le plus futile et stéréotypé ever de la grande blonde avec son décolleté plongeant, qui en plus d’exposer ses attributs, frôle la nymphomanie (et le ridicule au passage).
Finalement, le couple de ciment, d’apparence le plus solide des trois, composé de Rémi (Paul Doucet) et sa femme (Sophie Prégent). Rémi, l’aîné de la famille, faisant la morale à ses deux frangins sur les méfaits de la tromperie, aura tôt fait de nous montrer que la vie n’est pas toujours rose dans la maison de béton.
L’histoire de la mère (France Castel) dans le coma semble avoir été ajoutée seulement pour donner une raison aux trois frères de se rencontrer aussi souvent et, surtout, pour donner une profondeur accessoire au récit. Les moments de complicités entre les trois frères seront tout de même touchant et porteront à réfléchir. La résurrection de la mère, en fin de course, laissera le public sur sa faim puisqu’elle ne fera qu’un aller-retour pour livrer une pseudo morale voulant que « l’erreur soit humaine ». Comme si on ne nous l’avait pas assez répété.
Couper l’histoire du ramoneur jaloux en quête de vengeance au montage aurait aussi pu contribuer à donner plus de rythme au récit puisque cette dernière est plus que grotesque et n’apporte strictement rien au film. Les 3 p’tits cochons nous fait découvrir des personnages masculins et féminins stéréotypés aux réactions parfois inégales et contradictoires et un grand méchant loup bien abstrait (bien qu’on ait réellement tenté de le faire incarner par un Luc Senay plus gras que jamais), représenté par la menace de l’infidélité qui plane sur chacun des couples. « Vaut mieux en rire qu’en pleurer » dit l’adage, il s’agit finalement du message qui émerge.
Le propos et la distribution du film Les 3 p’tits cochons sont vendeurs, certes, mais encore aurait-il fallu réussir à intéresser le spectateur pendant les deux heures que dure l’histoire. Huard ne réinvente malheureusement rien, il fait dans le déjà mâché. Le film n’a visiblement qu’un objectif ; divertir le spectateur pour ne lui laisser pas plus que le vague souvenir d’une histoire d’un soir.
Attention, ce qui suit révèle le contenu du film. En bout de ligne on veut savoir :
- La femme de Rémi (Sophie Prégent) est-elle au courant de l’homosexualité de son mari?
Si oui, il serait plus facile d’expliquer pourquoi elle dit à Rémi ”Tu vas pas embarquer une maîtresse là-dedans en plus?” et pourquoi, en fin de film, lorsque Rémi reçoit l’appel de son amant, il dit clairement devant sa femme pendant que ses deux frères écoutent la télé : “quoi…? ah non, qu’est-ce qu’il y a…? ça peut pas attendre?” et en raccrochant : “je m’en vais promener le chien”. De toute évidence, il s’en va régler quelque chose et non promener le chien.
- La mère est-elle vraiment morte à la fin?
Pauvre France Castel, si oui, c’est dommage, mais elle respire de manière assez évidente…
- Ai-je bien entendu la fille de mon cours dire : “C’est parce que moi je suis allée voir le film dans le 450 et pas dans le 819 et personne a trouvé ça drôle ou dégoûtant de voir deux gars s’embrasser”
Cruche.
4 commentaires jusqu'à présent
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Umm.. est-ce que le 450 est censé être plus mature/tolérant que le 819?
Y’a vraiment des cruches, y’a vraiment des cruches. Ça me fait penser à un million de mauvais commentaires sortis par des filles de mon cours de Fondements y’a maintenant deux ans.
Comment par Pégasse août 23, 2007 @ 1:21Ah pis je la connais, la fille qui a trouvé ça profond?!?
J’sais que y’a des gars qui ont trippé sur le film, mais pas tant pcq c’est profond
Comment par Pégasse août 23, 2007 @ 3:00Mange de la marde! T’es même pas capable de signer ta critique, espèce de merde!
Comment par Ginette Brunet décembre 12, 2007 @ 1:03Coudonc toé j’y pense, tu baises-tu?
Comment par Ginette Brunet décembre 12, 2007 @ 1:06