Insolences, impertinences et autres aberrations


Juno
février 4, 2008, 5:42
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La réputation du nouveau film de Jason Reitman, Juno, n’est pas surfaite. Plus que souvent comparé au grand gagnant des Oscars de l’année dernière, Little miss sunshine, ce film du réalisateur qui nous avait offert Thank you for no smoking en 2005, s’inscrit dans la lignée des films indépendants à l’humour grinçant auxquels on s’attache immédiatement.

Juno raconte l’histoire de Juno, interprétée avec brio par la jeune canadienne Ellen Page, qui tombe enceinte d’un timide sportif (Michael Cera) et qui décide de mener à terme cette grosesse indésirée pour finalement donner sa progéniture à un couple infertile. Sujet plutôt lourd, mais traité avec tellement de légèreté. Les textes sont d’un dynamisme impressionnant et jamais, jamais l’histoire ne sombre dans la dépression ou la complaisance.

on aime :

- la vivacité et le sens de la répartie du personnage de Juno

- la relation entre Juno et son géniteur

- les images à la fois différentes et excentriques

- la trame sonore

- les répliques cinglantes et crues

on est mitigé en ce qui concerne :

- la grosesse utopique de Juno

- les parents hyper compréhensif

 

Somme toute, Juno vaut la peine qu’on s’y attarde, ne serait-ce que pour la béatitude qui en émane ou pour la performance d’Ellen Page qui sera sans aucun doute récompensée.

Le genre de film qui vous arrache un sourire (et une larme dans mon cas) et qui vous laisse en bouche un goût unique et réjouissant. Une comédie intelligente.